Et si sortir de sa zone de confort n’était pas la clé vers ses plus beaux succès ?

  • Vie professionnelle agile et collaborative
  • 21 Janvier 2022
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Fin de l’année passée, j’ai ressenti mon niveau d’énergie être très bas.

 

Contrainte et forcée de ralentir mes activités suite à la quarantaine de mes enfants et au covid qui s’est invité à la maison, j’ai profité de l’opportunité pour faire le point sur ce que je pouvais retirer de cette expérience.

 

J’ai également perçu le risque que pouvait représenter ce début d’année avec cette énergie nouvelle liée à cette page blanche où tout est à nouveau possible, l'enthousiasme des nouveaux objectifs, des nouveaux projets, des nouvelles collaborations, le désir de me jeter corps et âme dans cette nouvelle année qui commence.

 

Mes deux années d’expérience dans l’entreprenariat m’ont appris que la vie d’entrepreneur doit être abordée comme un marathon. Et que démarrer cette année sur le rythme du sprint ne fera que griller toutes mes cartouches d’énergie.

 

Alors tu vas peut-être trouver cela bizarre mais ce sur quoi je porte mon attention en ce mois de janvier, ce ne sont pas des objectifs business liés à un nombre de clients et de chiffre d'affaires mais la mise en place d’habitudes bien-être.

 

Tu vas découvrir au travers de ces exemples qu’il n’est pas utile, voire qu’il est parfois contre productif de vouloir se fixer des objectifs ambitieux qui te sortent de ta zone de confort.

Mon rituel de fin de journée

De par plusieurs situations très concrètes que j’ai traversées sur mon état de santé et celui de mes enfants, je suis aujourd’hui très conscientisée sur le fait que l’alimentation a un impact direct et immédiat sur mon niveau d’énergie mais aussi sur mon moral.

 

Loin d’être une experte en la matière, je ne vais pas te faire un laïus sur les bienfaits scientifiquement prouvés de l’alimentation équilibrée, ni comment y arriver. Car l’équilibre des uns n’est pas l’équilibre des autres.

 

Mes symptômes de grosse fatigue de fin de journée ayant fait leur réapparition, voici ce que j’ai décidé de mettre en place question alimentation.

 

Depuis décembre, j’ai perdu le plaisir de boire un verre d’alcool le soir. Ce petit moment apéro était devenu une habitude avec mon mari, comme un petit rituel avant de nous mettre à préparer ensemble le souper, comme pour célébrer la fin de notre journée de travail et le début de notre soirée en famille.

 

Mais en ralentissant, on peut prendre le temps de s’écouter. Et je me suis rendue compte que ce petit verre avait aussi pour effet de m’installer comme sous une chappe de plomb et me donnait comme un gros coup de fatigue un peu plus tard dans la soirée.

 

Pour autant, je ne souhaitais pas supprimer notre petit rituel auquel nous tenons tous les deux. Alors j’ai commencé à expérimenter toute une série de boissons non alcoolisées (Kombucha, moktail, eaux aromatisées).

http://www.bekombucha.com/fr/
https://www.themocktailclub.com/fr_BE

Je choisis toujours un joli verre différent de mes verres à eau classique. J’aime y mettre les formes. L’avantage, c’est que souvent, ils sont aussi de moins grande quantité. Du coup, si la boisson est un peu sucrée, ce n’est pas trop grave car j’en bois moins que dans un verre à eau classique et ça me donne plus envie de la déguster.

 

La clé de cette nouvelle habitude a été ici de conscientiser l’effet négatif sur le reste de ma soirée et de me concentrer sur ce moment partagé en ne changeant finalement qu’un seul et unique paramètre de ce rituel.

Mon petit déjeuner

L’autre action sur mon alimentation qui est venue se mettre naturellement et tout en douceur dans mes habitudes se situe au niveau du petit déjeuner.

 

Je fais partie des traditionnels qui ont toujours connu le petit déjeuner en mode tartines.

 

J’avais fait une première étape en supprimant le sucré pour garnir ma tartine. Mais là, je suis carrément arrivée à saturation du pain.

 

L’envie m’est venue de troquer la planche à tartiner contre un petit bol (en plus, un très joli bol en céramique fabriqué par les mains de mon fiston).

 

J’ai regardé ce que j’avais dans mes tiroirs : flocons d’avoine, pâtes d’oléagineux, lait de vache/lait végétal, fruits secs et fruits frais, miel.

 

J’ai commencé à faire mes premiers mélanges et puis j’ai découvert le plaisir de constituer chaque jour des compositions différentes en variant entre fruits secs ou fruits frais, entre les différentes pâtes d’oléagineux (amandes, cacahuètes, noisettes), entre les différents apports de sucre (miel, sirop d’érable, sirop d’agave) …

 

J’ai pu expérimenter tous les bénéfices de ce type de déjeuner :

  • la diversité des goûts et des saveurs est infinie avec la même base d’ingrédients
  • la sensation de satiété arrive beaucoup plus vite qu’avec mes traditionnelles tartines
  • je ne suis plus tiraillée par cette sensation de faim qui venait me sortir de ma concentration dès le milieu de matinée
  • d’un point de vue organisation, à part les fruits frais, le yaourt et les laits, tous les autres ingrédients sont des ingrédients secs qui se conservent très très longtemps sans périmer (ils m’ont attendu un bon moment dans mon armoire avant que je daigne leur donner l’attention qu’ils méritaient), bye bye le gaspillage
  • je sais aussi que nutritionnellement, c’est excellent mais ça je peux juste te le dire car mon corps me le confirme

 

La petite magie qui est en train de s’opérer c’est que mes deux garçons, qui en avaient également marre des tartines, ont été très attirés par l’idée de faire leur petit bol eux aussi le matin.

 

Et miracle, on a même été très surpris de voir mon chéri s’y essayer aussi ce matin. 

L'énergie du mouvement

Je ne vais pas te parler de sport ! Le sport et moi, ça fait deux. J’ai bien essayé de me motiver en faisant appel à des coachs sportifs mais j’ai dû me résoudre qu’en ce moment, ce n’est pas ce qui me convient.

 

Mais je suis extrêmement sédentaire, et ce n’est pas mon travail de bureau et les confinements qui m’encourage à bouger.

 

Mais là, mon corps me dit qu’il faut que je remette du mouvement dans tout ça et ce sont mes jambes douloureuses qui me le font comprendre.

 

La seule activité accessible à mon niveau d’un point de vue physique mais aussi temps et organisation : la marche.

 

Et ce n’est pas nouveau. En effet, il y a quelques années, j’ai reçu une montre pour compter mes pas. Deux de mes amies ont également eu dans la foulée la montre de la même marque qui permettait de se motiver entre nous pour marcher.

 

Leur objectif : 10.000 pas par jour qui est la norme conseillée que l’on voit et entend en général.

 

J’en ai donc fait mon objectif également. En deux ans, je ne suis jamais arrivée à tenir cet objectif journalier plusieurs jours de suite. Il était même rare que j’arrive à l’atteindre.

 

Bref, une expérience plutôt décourageante qui m’a fait grandir en moi l’impression que je n’y arriverai jamais, qui m’a fait me sentir nulle puisque moi je n’y arrive pas mais les autre oui… enfin bref, tu imagines la suite….

 

Cette année, j’aborde les choses différemment.

 

J’ai regardé avec un peu plus d’attention cette application liée à ma montre et que je n’ouvrais même plus.

 

J’ai constaté quel était le nombre de pas que je fais réellement. Entre 1000 et 3000 pas par jour. (Quand je te dis que j’étais très loin de l’objectif et très sédentaire…)

 

J’ai décidé de diminuer l’objectif de 10.000 à 6.000 pas. Bon, je ne les atteignais quand même pas. Mais l’application m’a envoyé une notification qui a attiré mon attention et qui disant en substance ceci : “votre objectif de pas semble trop élevé par rapport à vos habitudes, nous vous proposons de choisir 4.000 pas par jour comme nouvel objectif”

 

Je n’avais vraiment rien à perdre à tester ce conseil, au point où j’en étais.

 

Et ça a tout changé. Définir cet objectif en tenant compte de mes habitudes actuelles et me concentrer sur cet objectif juste supérieur par rapport à mes habitudes actuelles m’a donné la motivation et la force de croire que je pouvais y arriver.

 

Depuis, j’arrive à trouver des solutions dans mon organisation pour atteindre mon objectif et la fait de voir chaque jour cet objectif atteint me remplit de fierté.

 

Et au final, quand je fais le bilan, je marche désormais effectivement plus qu’avant.

J’ai souvent démarré l’année avec l’intention de mettre en place de nombreuses bonnes habitudes. Ces fameuses bonnes intentions que j’ai finalement abandonnées aussi vite qu’elles ne sont entrées dans ma vie.

 

Cette année, ce qui a changé pour moi, c’est cette envie de mettre du confort dans ma vie, de ne plus continuellement  me mettre dans la situation de sortir de ma zone de confort.

 

J’ai longtemps cru qu’il fallait que je me dépasse, que je me fixe des objectifs très ambitieux. Est-ce le besoin de prouver quelque chose ? Aux autres ? A moi ? Peut-être

 

Et si, je n’avais en fait rien à prouver à personne mais juste à être ? 

 

Parce que oui : “en visant la lune, au pire on atterrit dans les étoiles” 

 

Mais à vouloir l’atteindre trop vite, en suivant un rythme qui n’est pas le nôtre, voire en suivant une lune qui n’est pas la nôtre, on peut ne rien atteindre du tout.

 

Aujourd’hui, je prends plaisir à regarder la lune et à me laisser guider par elle mais ce sont mes pieds bien ancrés sur terre qui rythment mon passage à l’action, un pas après l’autre.

 

Est-ce que cela remet en question mon désir de me développer ? Je ne pense pas. Au contraire, j’ai le sentiment que ça va être la clé qui va m’ouvrir de nouvelles portes vers de nouveaux succès.